Le Petit Train de la Rhune
Points forts
Réalisation :
© 2023
Réalisation :
© 2023
Alors que de nombreux randonneurs choisissent l'ascension depuis Ascain, nous optons pour la version nostalgique : le légendaire train à crémaillère. L'un des rares encore en activité en France, il souffle vers le sommet depuis 1924. Sur une distance de seulement quatre kilomètres, il franchit un dénivelé impressionnant de 736 mètres depuis le Col de Saint-Ignace — un voyage qui ressemble à un saut dans le passé.
À 905 mètres, Larrun, comme on l'appelle en basque, est bien plus qu'une simple montagne — c'est le symbole sacré du Pays basque. Le Petit Train de la Rhune a été inauguré en 1924 et est aujourd'hui une icône de la région. Cet été (2023), il nous emmène, nous et des milliers d'autres visiteurs, vers les nuages.
Un bon tuyau pour les lève-tôt : nous prenons le premier train de la journée. Cela permet non seulement d'éviter le stress du parking au Col de Saint-Ignace près de Sare, mais aussi de savourer le silence matinal avant l'arrivée de la foule.
Ceux qui préfèrent conquérir la montagne lors d'une randonnée d'environ deux heures et demie ne doivent pas sous-estimer les Pyrénées. Le temps au sommet peut changer en quelques minutes ; un brouillard épais surgit souvent aussi vite qu'il disparaît. Une petite montagne qui a tout d'une grande.
Dans les wagons en bois restaurés avec soin, nous glissons à travers les collines verdoyantes typiques du Pays basque. En chemin, nous rencontrons les pottoks. Bien qu'ils soient habitués aux randonneurs et peu farouches, la prudence est de mise : ces poneys sont les patrons sur la montagne. S'ils n'apprécient pas quelque chose, ils le font savoir clairement. Nous les admirons à une distance respectueuse.
Une fois en haut, les frontières s'estompent. On peut faire une halte dans les ventas du côté espagnol ou trouver un coin tranquille pour un pique-nique. La vue à 360 degrés depuis le sommet est tout simplement époustouflante : elle s'étend des collines du Piémont basque aux pics acérés des Pyrénées et jusqu'à la baie de Saint-Jean-de-Luz sur l'Atlantique bleu profond.
Lorsque le petit train siffle enfin le départ du retour, nous prenons une dernière grande inspiration de l'air de la montagne avant de redescendre dans le labyrinthe vert du Pays basque.